Infidélité – Quand le doute s’installe…

Avoir des doutes sur la fidélité de l’autre, c’est rarement une réaction “irrationnelle” sortie de nulle part. C’est souvent un signal du système nerveux, quelque chose dans la relation (ou dans notre histoire personnelle) qui a activé notre alarme de sécurité.

Ce signal peut venir de deux sources différentes :

  • Un danger réel : Comportements incohérents, manque de transparence, mensonges, froideur soudaine, micro-trahisons émotionnelles, etc.
  • Un danger perçu : Traces d’insécurité, blessures d’attachement, anxiété d’abandon, ou expériences passées non digérées.

En rencontre, c’est de distinguer ce qui appartient à votre réalité relationnelle de ce qui appartient à votre mémoire émotionnelle.
Parce qu’à ce stade, c’est l’hypervigilance qui s’installe.

L’hypervigilance : une stratégie de survie

L’hypervigilance, c’est un état d’alerte constant du système nerveux. Elle s’installe quand le cerveau croit que si vous restez attentif[ve], vous serez protégé[e]. Physiologiquement, le système nerveux sympathique s’active avec une sécrétion de cortisol, un rythme cardiaque élevé, une tension musculaire, un sommeil perturbé, etc.

Concrètement, ça se manifeste par :

  • Une sur-analyse des comportements de l’autre
  • Une vérification des messages, des réseaux, des horaires
  • Une interprétation des silences
  • Des questionnements répétitifs sur la fidélité de l’autre
  • Etc.

En réalité, votre cerveau cherche de la cohérence, pas nécessairement du contrôle.
Il tente de se rassurer en donnant un sens à ce qu’il perçoit.

Et c’est là qu’on s’essoufle…

Plus vous cherchez LA preuve, plus vous abîmez le sentiment de sécurité mutuelle. Et plus vous vous sentez épuisé[e] émotionnellement. C’est comme si tout devenait un centre d’observation ! Il n’y a plus de plaisir dans la relation.

Apprendre à retrouver la cohérence intérieure avant la confiance extérieure

Le doute n’est pas une preuve, c’est un indicateur. Il nous renseigne sur un besoin de sécurité affective plutôt que sur une réalité objective. Il est donc essentiel de reconnaître ce que l’on ressent sans le confondre avec une conclusion trop hâtive.

On pourrait se dire: “Ce doute dit quelque chose de mon besoin, pas nécessairement de la réalité.”

Cette nuance est fondamentale, elle permet de se relier à soi sans projeter automatiquement nos blessures passées sur la relation présente.

Il est également primordial de calmer le système nerveux avant d’analyser quoi que ce soit.

Aucune réflexion rationnelle n’est possible lorsque le corps est en mode alerte. Avant de chercher à comprendre ou à confronter, il est nécessaire de réguler notre système nerveux, soit de respirer profondément, bouger, se recentrer, s’ancrer, etc. Quand le corps se calme, la pensée devient plus claire.

On explore ensuite nos racines.

Les doutes ne naissent pas tous dans le présent. Ils peuvent être réactivés par des blessures anciennes ou des expériences de perte de contrôle. Se questionner avec bienveillance aide à distinguer ce qui appartient au passé de ce qui est bien réel aujourd’hui.

  • Est-ce que ce doute me rappelle une trahison vécue auparavant ?

  • Est-ce qu’il apparaît quand je sens que je n’ai plus le contrôle ?

  • Est-ce que j’ai déjà ressenti ce type d’insécurité dans d’autres relations ?

Explorer ses racines, c’est redonner du sens à ce qui semblait n’être qu’un flot d’angoisse.

Et c’est à ce moment que l’on nomme la peur plutôt que de jouer au FBI seul[e] de son côté.

Plutôt que de chercher des preuves ou de surveiller l’autre, il est plus constructif d’exprimer le besoin de réassurance qui se cache derrière le doute. Mettre des mots sur la peur ouvre la porte à une communication authentique, là où la vérification renforce seulement la méfiance.

On pourrait nommer que : “Quand je te sens distant[e], mon système s’active. J’ai besoin qu’on parle de ce qui se passe plutôt que je cherche désespérément des signes.”

C’est cette honnêteté émotionnelle qui permet de transformer l’hypervigilance en dialogue, et le doute en occasion de compréhension mutuelle.

La confiance ne revient pas avec des promesses, mais avec des micro-expériences de cohérence comme des gestes cohérents répétés, des paroles alignées, des comportements stables, etc.

C’est par la régularité, la transparence et la congruence que le cerveau apprend à relâcher la surveillance.
La confiance, ce n’est pas l’absence de doute. C’est la capacité à demeurer calme dans un contexte d’incertitudes. C’est la capacité de se sortir du : “J’ai peur de ne pas voir venir la prochaine douleur”.

Si vous vous reconnaissez dans ces réflexes de doute ou d’hypervigilance, il est possible d’apaiser votre système nerveux et de retrouver votre clarté émotionnelle ! Prenons rendez-vous pour en discuter. 

Cliquez pour évaluer cette chronique
[ Votes: 1 - Moyenne: 5/5 ]

, B.A. Sexologie
Fière partenaire de ton bonheur amoureux

Ce texte vous interpelle?
Code de sécurité:
security code
Merci d'entrer le code de sécurité:

Soumettre


info@veroniquelariviere.com Prenons rendez-vous >